Actualités,  My slow life

Revenir à l’essentiel…

Pendant que j’écris ces lignes, ça y est la nouvelle est tombée, nous sommes confinés par mesure de sécurité sanitaire, pour limiter la propagation du Coronavirus. Et ce dans l’ensemble du monde, puisque la pandémie s’est propagée à une vitesse grand V. Nous vivons une période historique dans l’Histoire de notre pays et du monde. Un virus, venu de Chine, nous a terrassé, cloué au sol et a immobilisé nos sociétés civilisées, modernes et riches (oui même nous, pas seulement les pays en voie de développement comme d’habitude à chaque crise, sanitaire notamment). En quelques semaines et ce jusqu’à nouvel ordre.

Tout ce qui n’est pas nécessaire à notre survie est fermé. Et on ressent bien ce matin, le vide que cela laisse dans nos vies, tournées, il faut le dire, vers la consommation de biens et de services en tout genre.

Et si le nécessaire à notre survie, c’était d’abord, la santé, la famille, la solidarité et l’entraide ?

Tous aux abris !

Il y a déjà quelques semaines que les médias de toute nature tournent en boucle sur le sujet. J’avoue que je suivais de très très loin, ayant fait le choix de ne plus m’abreuver à la source de toutes ces chaines d’infos et médias qui véhiculent, à mon sens, des informations anxiogènes, qui altèrent bien souvent nos jugements, tant ils sont partiaux.

J’étais donc il y a encore quelques jours, bien à l’abri de tout cet emballement médiatique, centrée sur mon cercle amical et familial, ma nouvelle vie professionnelle, en confiance et dans mon confort de femme et mère occidentale. Même si j’ai des convictions, je ne suis pas une ultra-militante.

Je ne faisais pas l’autruche, mais je choisissais de ne pas céder à la panique. J’ai même jeudi dernier encore assisté à une réunion de travail sur l’oenotourisme en Provence et honoré mes RDV pour préparer la saison touristique et mon programme de circuits guidés à la découverte des agriculteurs et artisans de Provence.

Et depuis jeudi soir dernier, depuis l’allocution de notre Président de la République, je suis sortie de mon cocon, et j’ai commencé à me documenter, en passant du temps sur différentes sources d’informations pour forger mon opinion et exercer mon libre arbitre.

Pour s’informer, sans paniquer, le site du Gouvernement c’est ici.

Loin de moi les polémiques sur ce que l’on veut bien nous dire, ce que l’on pourrait nous cacher (la fameuse théorie du complot qui ressort à chaque fois !!), sur la recherche de coupables de cette pandémie mondiale (Ah !!! ces Chinois, accusés de tous les maux et avec lesquels pourtant nos économies et nos gouvernements entretiennent des relations discutables) et enfin sur la folie de ceux qui se ruent dans les magasins pour faire des stocks.

C’est sûr que pour certaines générations cela rappelle des souvenirs douloureux de privation et de manque, de chasse aux sorcières et réactivent des mécanismes de défense archaïques, propres à la nature humaine.

Tous vulnérables !

C’est justement cette vulnérabilité mondiale qui me marque particulièrement en ces jours sombres, où le virus est une menace invisible vue sa taille et pourtant présente sur tout le globe, à des degrés divers certes, mais bien partout.

Nous mesurons la perméabilité de nos frontières, la vitesse à laquelle circule les marchandises et les hommes, depuis et vers les 4 coins du monde. Personne n’est épargné, quelque soit sa condition, sa richesse ou son âge, même si les personnes fragiles sont en première ligne et succombent très rapidement. Il n’y a donc pas de différence face à cette menace, tous égaux face à cette pandémie. Un point commun planétaire, ce qui entre nous est assez rare.

La vulnérabilité à laquelle nous faisons face n’est pas uniquement sanitaire. Depuis le passage en stade 3 de notre pays, nous nous rendons compte que pour vivre il faut manger, que pour travailler il faut se déplacer et échanger avec nos collègues, que nous ne pourrons plus sortir boire un verre, aller se divertir au cinéma, danser en discothèque, travailler comme d’habitude, nous déplacer partout et tout le temps. Et ce jusqu’à nouvel ordre ! C’est aussi cela qui génère de l’angoisse, l’absence de délai qui nous plonge dans le doute.

Oui nous sommes comme des bébés à la naissance, perdus sans tous nos outils et services modernes (et encore nous avons l’eau, l’électricité et Internet, mais bon ce dernier ne nourrit pas, on est d’accord !!!). Alors nous avons peur, pour notre vie et celles de nos proches certainement, mais aussi et surtout pour notre sacro-saint confort moderne qui fait généralement dire à beaucoup d’entre nous que nous n’allons pas retourner à l’âge de pierre quand il s’agit de changer nos habitudes pour avoir moins d’impact sur la Terre.

Et bien là, c’est black-out (presque total), couvre-feu forcé et confinement obligatoire. Et cela nous laisse une sensation de vide, qui alimente nos peurs. La peur de manquer, de mourir. Comment allons-nous faire ? Savons-nous encore faire, je dirais, là est la question à mon avis. Savons-nous recentrer nos activités et nos efforts sur l’essentiel, savons-nous ralentir vraiment ?

Plusieurs points me paraissent essentiels : la santé, en premier lieu, la famille, qui va reprendre sa place de structure-pilier en ces temps de confinement, la solidarité, pour nos aînés notamment, l’alimentation vitale à nos organismes, l’éducation de nos enfants pour expliquer, transmettre les gestes-barrière et leur apprendre l’adaptation, la reconnaissance et l’acceptation de la puissance des éléments, de notre état de vulnérabilité, de notre statut de mortel …

Et puis, il faut sortir de ce cercle infernal de victimisation de nos sociétés, qui reportent toujours le problème sur le voisin. Qui alimente les peurs, celle de l’avenir, celle de l’autre.

Pour ne plus avoir peur, il faut agir. Et agir en ce moment, c’est respecter à la lettre les consignes pour sauver des vies humaines.

Tous concernés !

Cette situation exceptionnelle me frappe dans ses similitudes avec d’autres crises majeures que notre monde traverse (risques naturels, pollutions, dommages irréparables constatés sur notre biodiversité, montée des eaux, réchauffement climatique…). Là aussi, nous sommes tous vulnérables et pourtant nous n’agissons pas de manière coordonnée et responsable. Alors que les enjeux sont similaires, les moyens devraient être les mêmes.

Je vous conseille cet article, qui explique bien comment et pourquoi nous devrons faire de même : Covid-19 et réchauffement climatique, même combat !

Sauf que la vitesse de propagation du COVID-19 est celle de la lumière comparée aux conséquences du réchauffement climatique. Alors forcément l’urgence de la situation nous saute aux yeux, nos gouvernements prennent des décisions radicales qui vont générer des conséquences économiques et financières sans précédent (on ne nous parle plus de limiter la dette !!!), nos entreprises se mettent quasiment à l’arrêt, les travailleurs passent massivement au télétravail (d’habitude si compliqué à généraliser, soi-disant), l’éducation nationale s’organise pour assurer la continuité pédagogique…. Bref, nous sommes tous vulnérables et tous touchés, alors nous nous serrons les coudes et nous déployons des stratégies inédites pour faire face à l’ampleur de la catastrophe sanitaire, économique et financière qui nous attend.

Cette urgence nous saute aux yeux et nous sommes obligés de reconnaître que nous ne pouvons pas lutter (pour l’instant) contre ce virus. Il faut accepter, ralentir, prévenir, se soucier de nos actes, faire preuve de raison et de solidarité. En un mot, il faut courber le dos face à la tempête en préparant les jours meilleurs. Car il faudra c’est sur, affronter de nouveaux défis, si l’on veut que nos sociétés se relèvent, que nos économies ne soient pas en faillite et nos concitoyens au chômage massif.

Mais je forme l’espoir qu’après cette épreuve collective nous ne reprenions pas nos vies d’avant. Pas tout à fait.

Pour pouvoir contempler un arc-en-ciel, il faut d’abord endurer la pluie.

Tous solidaires !

Alors il me prend l’envie de rêver que nous allons le faire tous ensemble. Ce sera une question de survie. Et nous allons ainsi ré-apprendre l’autonomie, la solidarité et la résilience. Comme après une inondation, il faut déblayer, nettoyer et pourvoir aux besoins élémentaires de ceux qui ont tout perdu.

Il faut minimum 21 jours pour changer une habitude, pour qu’un individu commence à ressentir les bienfaits d’un changement. Ici, vu l’ampleur des changements à opérer, il faudra bien plus, plusieurs mois, années, une génération même. C’est à mon sens ce qui doit motiver nos actions futures. Agir pour nos enfants et plus seulement pour nous-même. Ce sont eux qu’ils faut éduquer pour leur donner les moyens de faire face au changement climatique.

Alors réfléchissons. Sans devenir parfaits du jour au lendemain, que pouvons-nous réellement changer ? Vous savez, notre part du colibri.

Je vous ai préparé un kit de survie pour commencer à réinventer le monde, cultiver la sobriété heureuse, dédramatiser et revenir à l’essentiel en ces temps chahutés :

N’hésitez pas à compléter ce kit qui n’a pas la prétention d’être exhaustif, et à le partager, à exprimer votre avis (en toute bienveillance), vos idées, vos actions, vos rêves même !!!

Portez-vous bien, prenez soin de vous, des autres et de la planète.

AuthentiKement ….

AK

2 Comments

  • Julien

    Merci pour ton article. Porte toi bien aussi.
    Un petit complément :
    👉Gagner de l’énergie mentale grâce à l’effort physique :
    *aller marcher, courir ou faire du vélo.
    *aller balader en forêt grâce au Shinrin Yoku (sylvothérapie).
    👉S’appuyer sur ses forces et l’instant présent : Inspirations Positives

    BON COURAGE À TOUS

    • AK

      Merci Julien,

      Vous avez raison, je vais ajouter cet aspect, même si nos déplacements sont très limitées, prendre l’air et profiter des ressources invisibles que nous procure la Nature est essentiel §
      Merci ….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *