My slow life

Le luxe ? le temps et l’espace

N’avez-vous pas remarqué que tout est associé à la tendance SLOW en ce moment ? Slow food, slow travel, slow cosmétique, slow éducation, slow sexe même ! Pourquoi ce besoin de ralentir ? Est-ce une mode ou une révolution ? Pourquoi ralentir et que va-t-il se passer si nous prenons cette décision ? Ennui ou joie à la clé ?

Etre Slow ou ne pas être ?

Telle est véritablement la question à se poser, vous ne croyez pas ?

Mais pourquoi finalement ce besoin de ralentir devient si urgent ?

Le monde s’embrase ma p’tit dame ! Aux quatre coins du globe, des catastrophes naturelles, des guerres, des gâchis immenses, des famines d’un côté, des populations avec un taux d’obésité croissant de l’autre, des stations de ski dans le désert, des golfs toujours plus verts même en été, des embouteillages monstres dans toutes les grandes métropoles, des campagnes qui se vident…. La société des excès, est-ce cela le progrès tant vanté pour le 21ème siècle ?

Alors qu’est-ce qui ne tourne pas rond ? Notre monde accélère, mais pas sur le bon chemin. Encore des climato-sceptiques pour affirmer que ce n’est qu’un cycle de réchauffement normal, que les périodes glaciaires et inter-glaciaires ont toujours existé, alors pourquoi changer.

Pourquoi changer ???? Mais parce que nous croulons sous les biens que nous n’utilisons pas ou mal, (en Occident, j’entends !!) et que les pays émergents, s’ils se mettent à vivre comme nous (ce qui serait légitime, vue notre hégémonie pour consommer la majorité des ressources au détriment des autres !!!), il n’y aura bientôt plus de pétrole. Donc notre système actuel pétrolo-dépendant ne sera bientôt plus qu’un souvenir.

Faut-il s’en alarmer et résister à ce scénario ? En luttant toujours plus pour accélérer encore ? Est-ce ce monde que nous voulons léguer à nos enfants ?

Pour ceux qui veulent creuser le sujet, je vous invite à lire ces deux sources de pointures internationales inspirantes pour mettre la finance au service du climat et pour engager une transition sans précédent.

Je ne crois pas, ou plutôt, je suis sûre que NON. Il faut dire NON. Mais c’est vrai, choisir c’est renoncer disait W. Churchill. Alors renoncer à quoi ? Voilà l’enjeu de notre époque. Savoir discerner, l’indispensable du superflu, pour s’alléger et vivre plus sobrement, en accord avec la planète et ceux qui la composent, la façonnent et la perpétuent.

N’est-ce pas là des raisons suffisantes de vouloir changer ? Pour ma part, j’ai longtemps cru que nous pouvions changer le monde, c’est normal à 20 ans on est utopiste. Et puis le système vous rattrape, vous entrez dans la vie active, vous vous installez, vous achetez quelques meubles, puis un toit, puis l’arrivée des enfants vous donne l’occasion de rajouter quelques fringues, jouets, poussettes, layette, cosy, lit, vélo….

Et bien maintenant je crois que ce n’est pas à changer le monde qu’il faut rêver, c’est changer son quotidien ! Facile à dire mais beaucoup plus compliqué à faire.

Mais Gandhi le disait, et il avait raison : « soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde ».

Et oui c’est cela qu’il faut appliquer, la méthode des « petits pas » et de proche en proche, nous changerons le monde.

Alors comment faire ? RA-LEN-TIR

Nous courons droit dans un mur si nous continuons comme ça. Ralentir c’est déjà mieux discerner le superflu de l’essentiel dans nos vies. Nos maisons sont pleines à craquer et on continue de bosser plus pour gagner plus pour consommer plus. Hallucinant, non ?

Ralentir pour observer et apprendre à respecter : la valeur des choses, des gens, le temps qui passe et ne reviendra pas (l’argent lui, va et vient, c’est ainsi), l’espace et la nature qui nous entourent. Les éléments naturels bien plus puissants que nous (je vous rappelle que nous sommes poussières, un peu d’humilité face à l’immensité !), les saisons, les cultures et les patrimoines que des générations d’humains ont contribué à préserver et à façonner pour nous les léguer.

A bien y regarder, nous sommes des enfants trop gâtés, qui avons envie d’une nouvelle glace alors que la première a fini par terre, par maladresse.

Alors prenons le temps, de nous (re)connecter à nos sens, à ce qui fait notre humanité, partons sur des sentiers de traverse, se perdre un peu pour mieux discerner ce qui nous rendra heureux, recherchons cette sobriété heureuse et créative, qui nous fera innover.

Revenons aux choses simples, accueillons avec gratitude ce qui se présente à nous chaque jour, comme un cadeau. Prenons le temps de profiter du temps et de l’espace qui nous entoure.

N’est-ce pas le luxe de notre époque que de choisir le temps et l’espace : la slow life ?

Suivez-moi sur des sentiers de traverse pour découvrir l’âme de la Provence, et rencontrer en toute simplicité et convivialité, ceux qui y vivent et perpétuent des savoir-faire uniques.

J’ai hâte de vous les présenter.

A très vite.

AK

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